Bienvenue pour l'ouverture du 1er blog interactif de deux SDF qui s'offrent le luxe d'un grand voyage en Nouvelle-Calédonie !
Après 1 mois 1/2 de notre départ, vous allez enfin pouvoir vous rendre compte, de vous même, du fossé qu'il existe entre le rêve du voyage et la réalité de celui-ci !
Vous l'aurez compris ceci est un avertissement à l'attention de ceux qui croient encore aux grandes histoires d'aventures, de trésors fabuleux et de sirène envoûtantes !
Non franchement, si vous êtes venu ici pour ça, alors je vous conseil plutôt "Pirates des Caraïbes 3" qui vient juste de sortir ! Même si Johnny Deep " dans le film " est beaucoup moins beau que moi !
Ce dont on va plutôt vous partager au travers de ce blog se résume surtout à des mots tel que solitude, chômage, doute et . . . lagons, mer à 26 °c, paysages luxuriants, barrière de corail, rencontre interculturel . . . je continue ? A vous de voir maintenant mais sachez, si vous restez que vous êtes plus que les bienvenues !
Partir de France et s'éloigner de vous tous est une drôle épreuve pour nous, comme je sais pour certains d'entre vous. C'est pourquoi, plus qu'un blog, cet espace que nous venons de créer et aussi le moyen de maintenir ce lien fort qui nous unit. Nous voulons à travers lui partager avec chacun de vous, toutes les richesses qu'ouvre ce type d'expérience; afin que vous puissiez à votre tour, vous en appropriez quelque chose. Ce quelque chose dépendra beaucoup de ce que vous y mettrez, c'est pourquoi, nous serions très heureux d'accueillir toutes vos questions et remarques qui serviront à alimenter nos échanges.
PS : Pensez à double cliquer sur les photos pour lire les commentaires ou accéder à d'autres images
Afin de permettre à ceux qui n' auraient pas eu de nos nouvelles depuis notre départ, voici un rapide résumé de notre petite aventure qui a débuté le Vendredi 13 Avril.
Après avoir longtemps hésité sur la date du départ, en raison surtout de paramètres liés au logement sur Nouméa, le hasard a voulu que notre départ définitif se déroule à cette date plus que symbolique du Vendredi 13 Avril. Rien n'était donc joué, fallait-il encore échapper à une catastrophe aérienne ou à un attentat ? Et comme s'il allait de soi qu'un évènement particulier devait venir pimenter notre vol, un problème technique sur la ligne Tokyo/Nouméa nous a contraint à une escale prolongée de 25 heures au Japon (Samedi 14 Avril). Malédiction ou magnifique opportunité, à vous de juger. Pour nous le choix était rapidement fait ! Tokyo était à porté de main et nous étions bien décidés à saisir cette chance pour découvrir cette capitale qui se trouve à 15 521 KM de Paris.
Compte tenu de la distance qui séparait notre
hôtel de Tokyo, une quarantaine de KM environ, nous avons dû faire face à un autre problème de taille. Se rendre à la capitale en métro sans avoir aucun Yen en poche, sans aucune connaissance de la langue et de sa calligraphie. Le simple fait de vouloir retirer de l'argent dans un guichet japonais devenait une mission difficile. Mais à côté de l'épreuve du métro, c'était de la rigolade ! Bon je vous évite la description de ce long périple pour en venir à l'essentiel, la visite de Tokyo un dimanche après-midi.Nous voici donc au centre de Tokyo, dans le quartier des affaires où se trouve le Palais de l'Empereur. Une visite plutôt décevante bien qu'exotique ! Seul le parc est ouvert au public tandis que le palais est lui soigneusement gardé à l'abri des regards.
Finalement notre grand souvenir viendra à notre immersion dans un petit restaurant typique japonais.
Notre voyage commençait donc par une immersion totale. Nous étions les seul européens au milieu d'un brouhaha Japonais ou même l'Anglais et le Français sont des langues inconnues. Alors le Portugais, c'était même la peine d'y penser ! Le mime devenait le temps du repas, la langue officielle. Au menu donc, cuisine traditionnelle Japonaise. Poisson cru, sushis. . .le meilleur comme le pire pour nos fragiles palais occidentaux. Disons que dans l'ensemble, c'était excellent en dehors de deux énormes sushis garnis pour l'un, de gros oeufs de poisson et l'autre, d'une sorte de purée de cervelle de poisson ignoble pour nous mais très appréciée des locaux. Aucune échappatoire n'était possible ! Le cuisinier était là, face à nous, un long couteau à la main à guetter nos moindres réactions. Une bonne bière Japonaise n'était alors pas de trop pour faire couler tous ça. Particularité du pays, nous avons été salué, en sortant du restaurant, par un grand Kiaï collectif ! Peut être on t il aussi apprécié notre courage gustatif ?Dans tous les "Sens" du terme, ce repas restera pour un souvenir inoubliable !
Lundi 16 Avril, nous atterrissons enfin sur Nouméa. La traversée par avion au dessus des lagons et de l'île Nouvelle Calédonie, laissa présager de la beauté que nous allions rencontrer ici.
Il ne nous restait plus maintenant qu' à trouver un travail et un logement, pour envisager de découvrir en profondeur le pays Kanac. Le compte à rebours venait donc de commencé ! Un mois et demi, c'était le temps que nous disposions avant le retour de France de la maman de Fred qui nous avait généreusement prêté son appartement.
Pas le temps donc de se remettre tranquillement du décalage horaire. Bien que celui-ci ne fût pas simple à digérer. Couché les premiers soirs vers 21 h et debout autour des 3 heures du matin. Pour ce qui me connaisse, vous pouvez imaginer le bouleversement qu'a pu connaître mon organisme !
Mardi matin, nous voilà partis pour s'inscrire à l'agence pour l'emploi. Mais surprise, alors que l'ensemble des observateurs nous prédisaient un marché de l'emploi florissant pour les Educateurs Spécialisés, aucune offres n'étaient affichées. Et oui, comme en France, il semblerait que le milieu social et médicaux-social, fonctionne par réseau. Notre tâche venait de ce compliquer sérieusement ! Il ne nous restait plus qu'à nous faire connaître en prospectant l'ensemble des services publiques et associatifs susceptibles d'embaucher des Educateurs Spécialisés. Rien de tel qu'un vieux mais solide 4x4 Land Rover Defender (Prêté par Christophe, le frère de Frédéric), pour sillonner la ville et le territoire Calédonien.
Durant ce premier mois nous n'avons pas eu grand chose à nous mettre sous la dents. Pire, à un jour prêt je venais de rater une opportunité de travail à Poindimié (Province Nord, côte Est de NC) dans un foyer pour enfant. C'est le directeur lui même qui après réception de mon CV, avait tenu à me faire part de sa déception !!!!?? Il venait la veille d'engager une personne non qualifiée alors qu'il recherchait plutôt une personne de mon profil. Il me proposa malgré tout de le rencontrer, dans la perceptive futur d'un remplacement de 2 ans pour un départ en formation.
Notre départ à Poindimié qui se trouve à 309 Km de Nouméa, fût notre première véritable aventure.
Tout était prêt, nourriture pour deux jours et logement dans une tribut Kanac. Mais c'était sans compter sur de fortes pluies tropicales qui endommagèrent un pont qui ouvre le chemin pour les routes de l'Est. Nous venions alors de traverser, dans sa largeur, toute la NC par le Col des "Roussettes" (Chauves souris de NC). N'ayant d'autres accès pour Poindimié, nous n'avions pas d'autres solutions que de faire demi-tour pour contourner le col par la ville de Koné (Côté Ouest). Résultat des courses, un détour de plusieurs heures qui nous fît arriver à Poindimié en début de soirée (Vers 18 h, heure où se couche le soleil en cette période). Mais bon, la perspective de dormir en tribut Kanac et de faire enfin connaissance avec ce peuple, rendait ce petit contre- temps anecdotique.Ne sachant pas exactement ou se trouvait cette tribu, nous avons eu la bonne idée de demander le chemin à un passant qui faisait son jooging. Le monsieur qui était gendarme à Poindimié nous conseilla vivement de retrousser chemin ! Il venait de la tribu où nous devions nous rendre et avait rencontré devant le gîte un groupe de jeunes Kanac, fortement alcoolisés après 4 jours de joyeuse fête qu'avait offert le pont du 1er mai. Il y avait selon lui un risque pour notre sécurité et nous demandait donc de passer la nuit à l'hôtel. Dommage, mais la réalité Calédonienne était peut être aussi celle-ci ! L'alcool semble ici un grave problème susceptible de faire resurgir des tensions liées à une histoire coloniale encore très présente.
Autre surprise, personne n'était présent à l'hôtel pour nous accueillir. C'est donc à l'arrière du véhicule que nous avons terminé notre journée, dans une position peu confortable et qui marquera à jamais notre première nuit hors de Nouméa.
Malgré mon manque de fraîcheur, j'ai pu quand même rencontrer le directeur du Foyer qui m'a de nouveau fait part de ses regrets. Mais selon lui, une autre opportunité d'embauche pourrait se présenter fin juillet dans l'éventualité de départ d'un de ces salarié pour une formation de moniteur éducateurs en France. Le contact c'était vraiment bien passé et suite à notre entretien, il nous proposa très gentillement une visite guidée de Poindimié qui s'avéra être un lieu parfait pour nous. Bien que de taille plutôt réduite en rapport aux villes de France, Poindimié est considéré ici comme une ville très importante (Plus grande ville de la côte Est d'environ 4000 personnes). Dynamique sur les plans culturel, sportif et économique, Poindimié reste malgré tout une commune assez traditionnelle et intime qui favoriser un brassage culturel entre les différentes communautés. Le coup de foudre donc !
Les possibilités pour nous de vivre ici semble pourtant compliqué. Le directeur du foyer doutait lui même de nos chance de trouver deux emplois d'éducateurs sur un secteur aussi réduit. Ainsi est fait la NC, avec d'un côté Nouméa qui regroupe 50% de la population et le reste du territoire qui n'offre que peu de perceptive de travail pour 2 éducateurs spécialités dans un périmètre raisonnable.
Retour à Nouméa. la perceptive de vivre dans une ville aussi cloisonnée entre les "blancs" et les Kanac ne nous enchanta guère. Il allait pourtant falloir si faire !
On s' efforcera donc de s'intégrer ici, dans ce contexte si particulier de Nouméa, point révélateur de toutes les inégalités sociales et tensions culturelles, liées à l'histoire coloniale du pays.
Par chance je pourrai compter pour cela, sur la proposition d'un poste d'éducateur spécialisé qui m'a été faite vendredi dernier, dans le cadre de la prévention à la déscolarisation des jeunes dans un collège situé en ZEP. Même à 22 000 Km, on échappe pas à son histoire !
Ma mission consistera donc à évaluer auprès des jeunes et de leurs familles, les raisons de cette déscolarisation pour ensuite mettre en place les outils nécessaires à une possible réintégration. Dans le cas bien sur où leurs réalités de vie le permet, sans quoi je devrais alors envisager d'autres actions en rapport à leurs problématiques. Tout un programme donc qui comprend un partenariat entre le collège, la mairie de Nouméa et la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Pourquoi la PJJ me dirons les spécialistes ? Car pour elle, la prévention de la déscolarisation reste un moyen efficace de répondre à la délinquance (Il s'agit bien ici de la PJJ propre à la NC qui fonctionne sur des logiques différentes qu'en France). C'est d'ailleurs la PJJ qui semble piloter le projet. De ce fait je suis embauché par la fonction publique pour certainement un CDI.
Mais rassurez-vous ou inquiétez vous, selon chacun, notre aventure doit toujours se limiter à 3 ans. Le temps pour nous de s'imprégner de la culture de ce pays et de voyager sur les îles environnantes tel que la Nouvelle Zélandes, l'Australie et quelques petites îles proches de NC.
Concernant la situation d' Anne, pour le moment les pistes restent à l'état de contact mais cela devrait se concrétiser bientôt.
Voilà pour l'essentiel des nouvelles de notre arrivée en NC dans l'attente d'autres aventures que vous partagera Anne.
Raoul
salut les zoreilles (joviales) alors il est bon ou koi? pas de good news c'est ça ?bises a vous deux... read more
on La Nouvelle-Calédonie vous salut !